samedi 2 septembre 2017

L'enseignement scolaire au Kurdistan irakien

L'enseignement scolaire au Kurdistan irakien




Le système éducatif du Kurdistan irakien est piloté à la fois par le ministère de l'Éducation et la Commission de l'enseignement supérieur (Committee for Higher Education). La tâche est partagée entre eux, l'enseignement de primaire et secondaire concernent le ministère de l'éducation, alors que l'enseignement supérieur est à la responsabilité de la Commission de l'enseignement supérieur chargé par le ministère de de l’enseignement supérieur et de recherches scientifiques.  
En ce qui concerne l'éducation nationale, l’instruction y est obligatoire de 6 à 12 ans. Il existe plus de 5 950 établissements scolaires, 115,547 professeurs et 1,555,042 élèves. L’école publique est gratuite. L’éducation nationale est divisée en trois périodes, préscolaire, primaire, secondaire. 
L’éducation préscolaire qui n’est pas obligatoire, dure 2 ans. Il commence de l’âge de 4 ans à 5 ans. Il se déroule dans les jardins des enfants, un équivalent des crèches en France. Ensuite, l’enseignement primaire démarre, il dure 6 ans, il est obligatoire, il commence de l’âge de 6 ans à 12 ans. Après l’enseignement secondaire débute, celui-ci comprend deux cycles de 3 ans, ça commence de l’âge de 13 à 18 ans. A la fin de première cycle, l’examen national filtre les élèves. A la fin de deuxième cycle, l’examen Bac filtre les étudiants. Ainsi en fonction des notes obtenues à l’examen BAC, les élèves seront orientés vers l’enseignement supérieur (voir figure 10).
Selon les écoles publiques et privées, la langue de scolarisation et enseignée varient d’une école à une autre, d’une ville à une autre. Dans les écoles publiques, le kurde est la langue de scolarisation, mais elle peut être soit le kurde central soit le kurde septentrional, car la politique linguistique du gouvernement du Kurdistan irakien est de promouvoir les deux dialectes principaux du kurde dans l'éducation nationale : Dans le Nord, c'est le kurde septentrional, mais le kurde central dans le Sud. Les langues enseignées sont le kurde, l’anglais et l’arabe.
Dans les écoles privées, le cas est différent, la langue de scolarisation est la langue du pays qui a ouvert les écoles, alors que la langue enseignée est obligatoirement le kurde, l’arabe, l’anglais, mais l’établissement privé a le droit à enseigner d’autres langues étrangères, on prend l’école internationale française Danielle-Mitterand, par exemple. Grâce au consulat général de France à Erbil, Elle est fondée en 2009. C’est une école primaire. La langue de scolarisation est la langue française, alors que les langues enseignées sont l’anglais, le kurde, l’arabe et l’espagnol.
En ce qui concerne les disciplines dans le cadre scolaire, le ministère de l’éducation nationale a indiqué plusieurs matières enseignées dans les établissements scolaires, on les mentionne en ordre : Le kurde, l’anglais, l’arabe, la biologie, l’histoire, la chimie, la physique, les mathématiques, la géographie, l’éducation national, l’éducation civique, le sport, l’art, la musique.  



Le Système éducatif du Kurdistan irakien

Les médias au Kurdistan irakien

Les médias au Kurdistan irakien


Avant de parler des médias, on explique quelques points concernant le cas politique de la région, et leur domination sur les médias.
Depuis sa libération en 1991, la région est contrôlée et dirigée par deux partis politiques dominants : Parti démocratique du Kurdistan (PDK), union patriotique du Kurdistan (UPK). Ils se sont partagés tous les pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire, ainsi bien que les pouvoirs régaliens (judiciaire, militaire, fiscal et politique/décisionnel). Ils ont aussi divisé la région sur deux zones : la zone jaune contrôlée par PDK, la zone verte contrôlé par UPK. Chacun a le pouvoir total sur sa zone. C’est la raison pour laquelle l’appartenance nationale n’est pas claire, on ne peut pas distinguer l’appartenance nationale de celle des deux partis politiques. De plus, le gouvernement de la région est moins riche que les deux partis politiques.

Les deux zones administratives au Kurdistan irakien

A propos de la liberté d’expression et des médias, dans la constitution, il est indiqué que les citoyens de la région ont droit à la liberté d’expression. En plus, elle garantit la liberté et la diversité de presse et des autres médias.
« tenth: Every person shall have the right to freedom of expression. The freedom and diversity of the press and other media must be guaranteed. This right shall not apply to libel, infringement of others' rights, sacrilege, provocation to violence, or the incitement of hatred between the groups of the people of Kurdistan » (constitution de la region du Kurdistan irakien, article 19).
Aujourd’hui, La région possède les journaux, L’internet, les stations de radio et de télévision, même les stations de radiodiffusion par satellite. Ils sont vraiment nombreux.
« According to the Kurdistan Syndicate of Journalists, over 800 media outlets have been registered in the Kurdistan Region of Iraq. Of them, 153 are satellite TV stations, local TV stations and radio stations, while the remainder are daily and weekly newspapers and magazines » (Kamal Chomani, 2014).
Mais il faut savoir dans une telle région, contrôlée par deux partis politiques dominants, les médias ne peuvent pas être indépendants. Parmi ce grand nombre de médias, seulement NRT TV est indépendant. Ce dernier est une station de télévision par satellite, qui a été fondée à Sulaimaniyah par Shaswar Abdulwahid, directeur général de Nalia Company. Les autres ont été fondé par les partis politiques de la région. En 2000, le premier centre de presse kurde libre, Daily Hawlati a été fondé, mais les deux partis politiques ont commencé à établir un certain nombre de médias pour saper les médias indépendants. Il y a aussi médias des partis politiques d’opposition (Gorran, Fraternité islamique du Kurdistan, etc.). Ils contestent les médias des deux partis politiques dominants.
A propos des langues des médias dans la région, le kurde Sorani et le kurde Kurmanji sont les langues dominantes. La politique des médias est de promouvoir les deux dialectes kurdes. Lors des actualités, on voit à la fois deux présentateurs animant l’émission, un d’entre eux présente un fait en kurde Sorani, l’autre présente un autre événement en kurde Kurmanji, parfois, les deux présentent ensemble un événement. Cela développe l’intercompréhension chez les spectateurs.
Quant à la langue arabe, dans les chaînes en kurde, on présente seulement les actualités en arabes, les émissions sont toutes en kurde, mais il y a des chaînes en arabe, en turkmène dans la région. Alors, les spectateurs de chaque chaîne est différente de ceux des autres. On prend un exemple ; Les Kurdes ne regardent pas les chaînes en turkmène ou en arabe à l’exception des ceux qui peuvent parler le turkmène ou l’arabe.

Les langues présentes au Kurdistan irakien

Les langues présentes au Kurdistan irakien


« first: Kurdish and Arabic shall be the two official languages of the Kurdistan Region, This Constitution guarantees the right of the citizens of the Kurdistan Region to educate their children in their mother tongue, including Turkman, Assyrian, and Armenian, in the government's educational institutions and in accordance with pedagogical guidelines » (constitution de la region du Kurdistan irakien, article 14).
Selon la constitution, le kurde et l’arabe sont deux langues officielles de la région. Les deux langues sont utilisées dans tous les domaines ; la publication des journaux officiels se font en les deux langues. La parole, la conversation et l’expression dans tous les domaines officiels comme la chambres des représentants, le conseil des ministres, les tribunaux et les conférences officielles, en une des deux langues.
Au fur et à mesure, la constitution garantit le droit des citoyens de la région, d’éduquer leurs enfants en langue maternelle, y compris les autres groupes ethniques comme les Turkmènes, les Assyriens et les Arméniens.
Le turkmène et l’assyrien seront deux autres langues officielles de la région surtout dans les unités administratives où les Turkmènes et les Assyriens constituent la densité de la population. 
« second: Along with Kurdish and Arabic, Turkman and Assyrian shall be official languages in administrative districts that are densely populated by speakers of Turkmen and Assyrian. This shall be regulated by law » (constitution de la region du Kurdistan irakien, article 14).
En fait, le kurde, avec tous ses dialectes, est la langue dominante dans la région, l’arabe, le turkmène et l’assyrien sont les langues dominées : Dans la vie quotidienne, un Turkmène parle en turkmène avec son locuteur, mais en kurde avec locuteurs des autres groupes ethniques, de même pour les Assyrien, les Arabes. Alors, forcément, les habitants sont bilingues, parfois plurilingues. De plus, l’anglais, le kurde et l’arabe sont les langues enseignées aux écoles.   
Quant aux langues « chaldéenne et arménienne et syriaque », elles sont trois langues nationales de la région, elles sont parlées seulement par les chaldéens, les araméens et les syriaques. Elles n’ont pas de statut officiel. Elles sont plutôt des langues minoritaires.

Les religions présentes au Kurdistan irakien

Les religions présentes au Kurdistan irakien


Ce que nous avons dit au sujet des religions dans tout le pays d’Irak est valable aussi pour la région du Kurdistan irakien. L’Islam est la religion majoritaire de peuple du Kurdistan irakien. Une des principales sources de la législation est les principes de la Charia islamique. En même temps, la liberté totale de toutes les autres religions et leurs pratiques sont respectées et garanties par la constitution.
«This Constitution confirms and respects the Islamic identity of the majority of the people of Iraqi Kurdistan. It considers the principles of Islamic Sharia as one of the main sources of legislation. Likewise, this Constitution upholds and respects all the religious rights of Christians, Yazidis, and others, and it guarantees to every individual in the Region freedom of belief and the freedom to practice their religious rites and rituals. It is not allowed: First: Enact a law inconsistent with the provisions of the fundamentals of Islam. Second:Enact a law inconsistent with democracy principals. Third: Enact a law inconsistent with the rights and fundamental freedoms contained in this constitution. » (Constitution de la région du Kurdistan irakien, article 6).
Le christianisme est une autre confession, existe dans la région, il est pratiqué par les Chaldéens, Assyriens, Arméniens et Syriaques. Ils ont toute la liberté de pratiquer leurs rites. Il existe aussi Le yésidisme, qui est professé par les Yésidis, un groupe ethnoreligieux. Les Kakaiis sont un autre groupe ethnoreligieux dans la région, ils ont une religion propre à eux, le kakaisme, une appellation du Yârsânisme. Ce n’est pas tout, le Shabak aussi, il est pratiqué dans la région par les Shabaks. De même, le zoroastrisme et le bahaïsme, ils possèdent des pratiquants dans la région, ils n’ont pas encore eu de statut officiel, mais un statut individuel. 

Les groupes ethniques

Les groupes ethiques


On vient de mentionner tous les ethnies que l’Irak abrite, mais maintenant, on aborde les groupes ethniques qui se trouvent dans les frontières de la région du Kurdistan irakien. Tout d’abord, les Kurdes, ils composent la majorité de la région, ils habitent partout. Les Turkmènes prennent la deuxième place sur l’échelle des ethnies de la région. Ils habitent comme une famille avec les Kurdes, jusqu’à présent, ils n’ont jamais rencontré aucune violence auprès des Kurdes. Il a y aussi les Arabes qui composent la majorité des Irakiens, mais dans le Kurdistan irakien, ils sont minoritaires. On y trouve aussi les Assyriens, les Chaldéens, les Arméniens et les Syriaques. Ils sont les chrétiens de la région.
« The people of the Kurdistan Region are composed of Kurds, Arabs, Chaldo-Assyrian-Syriacs, Armenians and others who are citizens of Kurdistan » (constitution de la region du kuridstan Irakien, article 5).
Dans la région, tous les groupes ethniques vivent en Paix. Ils sont libres de pratiquer leur langue et leur culture.  On prend les chrétiens par exemple, ils ont leur propre quartier, leur école à Erbil. Jusqu’à présent, il n’y avait jamais, dans la région, de persécution en raison d’appartenance ethnique.