samedi 2 septembre 2017
Les religions des Kurdes
Les religions des Kurdes
Quant à la religion, Le grand Kurdistan est une région de plusieurs
religions. La majorité des Kurdes sont d’islam sunnite. Il y aussi des Kurdes
qui sont d’Islam chiite, surtout les Kurdes faylis, mais ils ne sont pas
nombreux.
Les Kurdes pratiquent aussi le Yâzdânisme. Cette religion possède
plusieurs appellations, ça dépend du pays où elle se pratique. En Irak, cela
est connu comme « Kakaisme » et leurs pratiquant comme
« Kakaii ». Dans les Turcs, c’est connu comme « Alévisme »,
tandis que Dans les peuples arabes et persans, cela est connu comme « Ahl-e
Haqq », qui peut se comprendre comme « peuple de la vérité »
aussi bien que « peuple de Dieu »
Les Kurdes
sont aussi juifs, mais ces derniers ne vivent plus au Kurdistan, ils habitent
maintenant en Israël. Ce n’est pas tout, le christianisme est également
pratiqué par les Kurdes, qui habitent en Kurdistan irakien, turc et iranien.
Les Kurdes
sont aussi de la confession de Shabak. Le dernier désigne à la fois une ethnie,
une religion et une langue. Les Kurdes Shabakis habitent au Kurdistan irakien,
surtout à Mossoul et à la plaine de Ninive. Le Bahaïsme est une autre
confession qui est pratiqué par les kurdes. Ses adeptes kurdes sont à Hakkâri
en Kurdistan turc, à Sulaymaniyah et à Erbil en Kurdistan Irakien.
Parmi les confessions des Kurdes, on
trouve aussi Le Yézidisme. Il est pratiqué par les Yézidis qui habitent en Kurdistan irakien, en
Kurdistan syrien et aux républiques de l’EX-URSS.
Dernier point, mais pas le moindre, le zoroastrisme, c’est une religion
monothéiste de l’Iran ancien. Il est considéré comme la religion pré-islamique,
originaire des kurdes, alors que Dr. Mehrdad R. Izady, un érudit kurde
indigène, dans son livre « The Kurdes, a concise handbook »,
sous l’appellation « Yazdânisme » ou « Culte des
anges », regroupe les trois religions « Alévisme, Yârsânisme et yézidism » et les présente comme
la religion originaire des Kurdes à l’époque d’Antiquité. Selon lui, Le
Yazdânisme continue de nos jours sous les dominations des trois religions.
« Most non-Muslim Kurds follow one of several
indigenous Kurdish faiths of great antiquity and originality, each of which is
a variation on and permutation of an ancient religion that can loosely be
labeled the "Cult of Angels," Yazdâni in Kurdish………… Only three
branches of the Cult of Angels have survived from ancient times. They are Yezidism, Alevism, and Yârsânism (also known
as Aliullâhi or Ahl-i Haq). » (Mehrdad R. Izady, 1992: P.126).
On vient de présenter les Kurdes en général : le
pays, la géographie, la langue, la religion, etc. Dans la figure suivante, on représente
les religions des Kurdes dans les quatre pays par un diagramme.
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| Les religions des Kurdes |
La langue des Kurdes
La langue des Kurdes
Les Kurdes parlent le kurde, une langue indo-européenne qui
appartient à la branche indo-iranienne. Le kurde est une langue indépendante
ayant sa propre évolution historique, son système grammatical et son lexique.
Il possède trois dialectes principaux et deux secondaires. Chaque dialecte se
divise sur plusieurs sous-dialectes. Une vive intercompréhension existent entre
les sous-dialectes dans la même région, mais le degré d’intercompréhension
diminue entre les dialectes. Ça veut dire, on ne peut pas comprendre sans
difficultés, tout ce qui échange entre deux locuteurs de dialectes différents,
mais la communication se déroule quand même.
Le kurde
septentrional appelé aussi kurde Kurmanji ou Badínaní, est une langue
vernaculaire avec le plus grand nombre de locuteur. Il est parlé par presque
trois quarts des kurdes d’aujourd’hui. Il est le seul dialecte kurde qui se
parle dans toutes les parties du Kurdistan : dans le nord de l'Irak, au
nord-est de la Syrie, au sud-est de la Turquie, dans le nord-ouest de l'Iran,
en Arménie, en Géorgie. Il regroupe plusieurs sous-dialectes : Adyamani,
Bekraní, Bírjendí, Botaní, Bayezídí, Hekkarí, Jiwanshírí, Qocaní, Senjarí,
Urfí, Yunekí et Surcí.
Mais le kurde central appelé aussi kurde Sorani, est parlé
surtout par les kurdes au nord-ouest de l’Iran et au nord-est de l’Irak. Il
regroupe ces sous-dialectes : Mukrí, Erdelaní, Germíyaní, Soraní, Xushnaw,
Píjhder, Píraní, Wermawe, and Hewlérí.
Le kurde
méridional est un dialecte prédominant dans le
sud du Kurdistan, à la fois en Irak et en Iran, surtout dans la région
Shehreban, Dínewer, Hemedan, Kirmashan, Xanekin, Mendelí et Pehle. Il est aussi
la langue des Kakai et les Zengenze. Il regroupe ces sous-dialectes : Bajelaní, Kelhirí, Goraní, Nankilí, Kendúley,
Senjabí, Zengene, Kakayí et Kirmashaní.
Les deux dialectes secondaires sont Dimili et Hawrami, qui sont deux langues sacrées. Dimili appelé aussi
zaza, zazaki, est parlé dans le nord du Kurdistan, surtout dans la
ville Darsim, Chapakhchur, Siverek, etc. Il est parlé aussi au nord d’Irak par
les Shabaks et au nord-est d’Iran par les tribus Dumbuli et Zerzas. Il est la
langue liturgique de la religion d’Alévisme. Il regroupe ces
sous-dialectes : Sívirikí, Korí, Hezzú, Motkí et Dumbulí. Mais Hawrami est
parlé dans le sud du Kurdistan, de la ville d’Halabja à Pawe, Newsud, Besaran.
Il est la langue liturgique de la religion secrète d’Yârsânisme (Kakaisme). Il regroupe
ces sous-dialectes : Hellebjey, Sheyxaní, Textí, Lehúní, Bésaraní.
Il faut aussi savoir que les sous-dialectes ne sont pas la
langue d’écrit, mais la langue d’oral. Les gens se parlent en sous-dialectes,
mais à l’écrit, ils ont recours aux dialectes, parce que les sous-dialectes ne
s’écrivent que par le système d’écriture de leur dialecte. Ils ne font pas
partie de la norme. Alors, ils perdent
leurs caractères à l’écrit.
Dans certaines sources linguistiques, la langue Lurri est
considéré comme un sous-dialecte de la langue kurde. La langue Lurri est une
langue indo-européenne, qui appartient à la branche des langues iraniennes
occidentales. Il y a beaucoup de mots kurdes dans la langue Lurri, mais jusqu’à
présent, la relation entre le kurde et le Lurri n’est pas distinguée. Le lurri
est parlé par les kurdes Faylis, qui habitent en kurdistan iranien à Kermanshah
et en kurdistan irakien au gouvernorat de Diyala (Khanaqin, Mendeli and
Muqdadiyah).
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| Les dialitectes du kurde |
En ce qui
concerne le système d’écriture, la langue kurde n'a pas d'écriture propre, elle
s’écrit en trois alphabets : Latin, arabo-persan et cyrillique.
« Pour ce qui est de l'écriture,
les Kurdes de Géorgie et d'Arménie écrivent leur langue en alphabet cyrillique,
ceux de Turquie en alphabet latin, ceux d'Irak, d'Iran et de Syrie en alphabet
arabe ou arabo-persan » (L. Jacques, Le Kurdistan, 2014).
Le kurde est une langue phonographique,
ça veut dire, le nombre des sons sont égaux au nombre des lettres. On écrit
comme on prononce. Les kurdes turcs s’écrivent avec 31 caractères, alors que
les kurdes irakiens, iraniens et syriens s’écrivent avec 36 caractères, mais les
kurdes d’URESS s’écrivent avec 35 caractères.
Le Kurdsitan
Le kurdistan
Le Kurdistan est une région montagneuse qui se trouve au Moyen-Orient, plus
précisément, aux hauts plateaux d’Asie Centrale. Les Kurdes appellent cette
région « Kurdistan », signifiant « le pays des kurdes »,
mais ce joli Kurdistan n’a jamais eu de frontières, c’est un pays qui n’existe
pas sur les cartes géographiques. Mais
aujourd’hui, le cher Kurdistan des kurdes qui s'étend sur quelque 500 000 km²,
appartient à quatre pays. Il s'étend dans le sud-est de la Turquie (210 000
km²), dans le nord-est de l'Irak (83 000 km²), dans le nord-ouest de l'Iran
(195 000 km²) et sur deux petites régions au nord-est et au nord-ouest de la
Syrie (15 000 km²). Pourquoi cette répartition ?
Au XVe, pour
la première fois, le pays kurde est devenu une entité « autonome »,
unie par sa langue, sa culture et sa civilisation mais politiquement morcelée
en une série de principautés. Une entité qui est après devenu l’objet de
rivalités entre les empires ottoman et perse. Cette entité a fini par entrer
dans la sphère d’influence ottomane. La région des kurdes sous domination de
l’empire Ottoman a connu trois siècles de paix jusqu’au début du XIXe siècle.
La Première
guerre mondiale s’est déroulée. Une période que la société kurde s’est divisée
entre partisans d’une autonomie au sein de l’Empire ottoman et les tenants de
l’indépendance. En 1920, le traité de Sèvres, signé entre les vainqueurs du
conflit et la Turquie, a envisagé la création d’un Kurdistan
indépendant dans l’est de l’Anatolie et dans la province de Mossoul. Après la
victoire du chef nationaliste turc Mustafa Kemal ,
le traité de Lausanne (1923)
a mis fin à celui de Sèvres. Il a proclamé la domination de la Turquie sur la
majeure partie des territoires kurdes. Ainsi, le grand Kurdistan était partagé
sur les quatre pays (l’Iran, l’Irak, la Syrie et la Turquie).
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| Le Kurdsitan |
Les Kurdes
Les Kurdes
Les Kurdes sont un peuple d’origine des Mèdes, un peuple de
l'Iran ancien, voisin des Perses. Les
Mèdes sont aux Kurdes ce que les Gaulois sont aux Français, Autrement
dit, les Kurdes font référence à grand peuple indo-iranien,
dispersé sur une région montagneuse qui se trouve au Moyen-Orient, plus
précisément, aux hauts plateaux d’Asie Centrale. Les Kurdes appellent cette
région « Kurdistan », signifiant « le pays des kurdes ».
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| Le Pays des Kurdes N.B: la Carte élaborée par Jacques leclerc |
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